Ce mercredi 27 juin, le maître Jean-Marie recevait dans l'enceinte même de ce haut lieu de savoir qu'est l'ISJ, en toute simplicité, autour d'un bon barbecue.
Tout d'abord, Arnaud et moi-même avons été déçus par l'attitude désinvolte et presque insultante envers le maître de la plupart des personnes pourtant prévenues, très peu de gens ayant fait le déplacement. A leur guise : on est libre de rester inculte si on le souhaite, et c'est pas Sartre qui dira le contraire.
Un hommage se doit d'être rendu à
Caroline et Anthony, qui ont fait le déplacement : sachez que je vous porte sincèrement dans mon c½ur. Caro d'ailleurs, je te sens fort réceptive à ce discours : gloire te soit rendue.
Chronologie des événements et faits notables :
- A peine arrivés, le maître était déjà la depuis quelques heures, en témoignent l
es deux bouteilles de rouge qu'il a sifflé avec ses potes Gilbert et Guy.
- Nous exposons nos théories au maître : des limites de l'existentialisme à l'établissement d'une pensée plus personnelle et complétée du modèle sartrien. Le maître est euphorique : il nous félicite d'avoir si bien cerné la pensée de Sartre, et ira m
ême jusqu'à dire que nous sommes devenus des gars terribles et des hommes d'exception.
- Le maître continue a boire et dans la même phrase, expose la pensée de Calligula pour embrayer sur sa remplaçante qui est plate selon ses dires, en terminant sa pensée par une locution latine de Descarte. La marque des touts grands.
Arnaud et moi-même sommes soufflés par tant d'aisance.
- Le maître, après avoir raillé une bête femme pour avoir failli glisser, annonçant fièrement qu'en 65 ans il n'avait jamais chu, prends ses deux pieds dans un banc. Il choit lourdement sur son épaule et expédie toute sa monnaie au milieu de la pièce. Sans se démonter, il déclarera que «
c'est à cause du banc de merde ».
- Une connaissance du maître, un dénommé Gilbert, nous raconte
pour la 8eme fois consécutive la tragique histoire de sa vie. Entre sa fille et sa femme qui l'ont assignée en justice, il nous regarde droit dans les yeux tout en nous disant qu'il est un homme de principes, mais pas de valeurs. Le maître s'endort sur sa main, laquelle décide de se dérober, et au maître de se manger le menton dans la table. Madame Fosselart arrive sur les entre faits et nous sauve la mise. Nous la déclarons
alter-inégaux du maître, chose qu'elle a le tort de prendre comme un compliment.
- Je me lève afin d'aller chercher une collation de type abreuvant pour le maître, quand la gravité décide de me rappeler à elle :
je chute, pareillement au maître. Un pareil signe du destin ne peut que me conforter dans la pensée que je suis un homme à part, au destin fabuleux.
- Ce brave monsieur Fagot accepte de poser en photo à nos côtés.
Il pince alors fort puissament le séans d'Arnaud et de moi-même, chose à laquelle nous n'étions pas préparés.
- Le maître décide que le moment est venu de monter remettre les prix aux élèves de rhétos. Après avoir encore bu moult Leffes, le maître s'affale au coté des pontes de saint joseph. Alors qu'il doit remettre le prix de français,
il colle une claque tonitruante dans le dos d'une malheureuse étudiante, qui ne s'attendait pas a un coup pareil.
- Nous quittons le maître alors qu'il a une leffe dans chaque main, tel un défi lancé
aux inéluctables que sont l'alcool, la gravité, la cinétique et la mort. Après tout, lui peut se le permettre.
Arnaud , tu completeras les oublis éventuels lol ;)
(SI vous avez tout lu, c'est que vous etes un peu des hommes d'exceptions vous aussi !)